L'occasion de connaître les tenants et les aboutissants de cette guerre dont on n'entend jamais parler.
Je déterre ce post de mai 2018, car dans le contexte actuel de grogne au sujet de la réforme des retraites, connaître la cause des causes est FONDAMENTAL.
Pour comprendre pourquoi cette réforme nous est imposée, il faut connaître ses commanditaires.
L'article 120 du TFUE dit ceci en préambule :
Les États membres conduisent leurs politiques économiques en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l'Union, tels que définis à l'article 3 du traité sur l'Union européenne, et dans le contexte des grandes orientations visées à l'article 121, paragraphe 2. [...]
Mais que sont donc ces "grandes orientations" ? Regardons cet article 121.
L'article 2 dit ceci :
- Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l'Union et en fait rapport au Conseil européen.
Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d'une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l'Union.
Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe le Parlement européen de sa recommandation.
Mais c'est quoi le Conseil Européen ?
Le site officiel nous dit qu'il s'agit d'un organisme dont le rôle est de "définir les grandes orientations et priorités politiques de l'Union européenne". En sont membres les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'UE, le président du Conseil européen et le président de la Commission européenne.
En clair, ce sont ces personnes qui décident de l'avenir politique des pays membres de l'UE et de leurs 500 millions d'habitants. Votre avenir politique.
Avec l'article 3, la pensée européenne se précise :
- Afin d'assurer une coordination plus étroite des politiques économiques et une convergence soutenue des performances économiques des États membres, le Conseil, sur la base de rapports présentés par la Commission, surveille l'évolution économique dans chacun des États membres et dans l'Union, ainsi que la conformité des politiques économiques avec les grandes orientations visées au paragraphe 2, et procède régulièrement à une évaluation d'ensemble.
Ici, on apprends que le Conseil "surveille la conformité des politiques économiques avec les grandes orientations" qu'il a édictées. Les pays sont donc contraints de se soumettre, à la longue, aux desiderata du Conseil (composé, je le rappelle, d'une trentaine de personnes).
Chaque année, un rapport des Grandes Orientations des Politiques Economiques (GOPE) est donc publié pour chaque pays membre de l'UE, y compris la France.
Dans le millésime 2018, dont je parle dans le post en titre, on apprend dans les considérants que :
Actuellement, 37 régimes de retraite coexistent en France. Ils concernent des catégories de travailleurs différentes et fonctionnent selon des règles qui leur sont propres. Une uniformisation progressive de ces règles améliorerait la transparence du système, renforcerait l’équité entre les générations et faciliterait la mobilité de la main-d'œuvre. Une harmonisation des règles de calcul contribuerait également à une meilleure maîtrise des dépenses publiques. Si les réformes des retraites déjà adoptées devraient réduire le ratio des dépenses publiques de retraite à long terme, un système des retraites plus simple et plus efficient générerait des économies plus importantes et contribuerait à atténuer les risques qui pèsent sur la soutenabilité des finances publiques à moyen terme. Selon une étude récente, l’alignement de différents régimes de retraite des secteurs public et privé réduirait de plus de 5 milliards d’EUR les dépenses publiques à l’horizon 2022.
On sent bien ce qui dérange ces braves gens : le système de retraite "à la Française" est trop compliqué, trop onéreux, trop dispendieux. Il faut arrêter cette folie. Pourquoi s'entêter à laisser l'Etat gérer de façon calamiteuse ce système, alors que le secteur privé pourrait le faire aussi bien et pour moins cher ?
Mais le plus croustillant est encore à venir. Il s'agit des fameuses recommandations per se :
LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,
[...]
RECOMMANDE que la France s’attache, sur la période 2018-2019 :
- à veiller à ce que le taux de croissance nominale des dépenses publiques primaires nettes ne dépasse pas 1,4% en 2019, ce qui correspondrait à un ajustement structurel annuel de 0,6% du PIB; à utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio d’endettement public; à réduire les dépenses en 2018 et à pleinement préciser les objectifs et les nouvelles mesures nécessaires dans le contexte de l’Action publique 2022, afin qu'ils se traduisent en mesures concrètes de réduction des dépenses et de gain d’efficience dans le budget 2019; à uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite pour renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes;
Vous noterez qu'il est question essentiellement de réduire les dépenses ... et ... ? Oui ? Comment ? Non ?! Et si : l'uniformisation des régimes de retraites !
Vous avez compris maintenant. La décision n'est pas issue de notre gouvernement (même si l'idée ne lui déplaît pas hein).
Non ? Toujours pas ?
Parce que les fêtes de fin d'année approchent, voici les autres "recommandations" émises par le Conseil :
- à poursuivre les réformes du système d’enseignement et de formation professionnels, à renforcer son adéquation aux besoins du marché du travail et à améliorer l’accès à la formation, en particulier des travailleurs peu qualifiés et des demandeurs d’emploi; à favoriser l’égalité des chances et l’accès au marché du travail, notamment pour les personnes issues de l’immigration et les habitants des quartiers défavorisés; à garantir la compatibilité des évolutions du salaire minimal avec la création d'emplois et la compétitivité;
Traduction :
- à simplifier le système fiscal, en limitant le recours aux dépenses fiscales, en supprimant les impôts inefficaces et en réduisant les impôts sur la production prélevés sur les entreprises; à réduire la charge réglementaire et administrative afin de renforcer la concurrence dans le secteur des services et de favoriser la croissance des entreprises; à intensifier les efforts déployés pour accroître les performances du système d'innovation, notamment en améliorant l’efficience des dispositifs de soutien public et en renforçant le transfert des connaissances entre les instituts publics de recherche et les entreprises.
Traduction :
Oui, l'Union Européenne décide à votre place. Ne pas le reconnaitre est une preuve d'un manque cruel de bon sens et d'une propension délirante à croire en ses rêves.
Ne pas savoir est une chose qui peut se résoudre facilement. Il suffit d'apprendre, questionner, se renseigner, utiliser son esprit critique (si tant est qu'on en ait un).
Mais savoir tout en refusant de voir la réalité en face, c'est impardonnable. Car sachez-le : les futures générations souffriront de la destruction des conquis sociaux que vous n'aurez pas défendus.
Quant aux soit disant "leaders" d'opinion (syndicats pourris financés par la Confédération Européenne des Syndicats, députés vendus ou carriéristes) qui savent parfaitement ce qui se passe mais focalisent l'attention du peuple vers le gouvernement (qui ne fait qu'exécuter les ordres venus de l'UE), je les conchie bien cordialement.
Sur ce, je vous laisse allumer votre télé et regarder le traitement de l'information concernant les manifestations.
Joyeux Noël.
J'ai rencontré ce problème ce soir.
En ouvrant IntelliJ, au moment du chargement du projet, j'ai la fenêtre de chargement du projet qui indique "Loading components" et qui bloque. En cliquant sur Cancel, le logiciel ne répond plus. Je suis alors obligé de tuer le processus (kill -9 XXXX).
Ce problème a fait l'objet de retours utilisateurs (par exemple ici ou là) depuis plusieurs mois, mais ne semble toujours pas corrigé.
Pour contourner ce problème, il est cependant possible de dire à l'IDE de ne pas charger automatiquement le dernier projet à l'ouverture. Ainsi, si c'est un projet en particulier qui pose un problème au chargement, l'utilisateur peut charger un autre projet, puis ouvrir le projet souhaité ensuite via l'interface.
Pour qu'IntelliJ ne charge pas automatiquement le dernier projet, il faut modifier sa configuration dans le fichier suivant :
.IntelliJIdea10/config/options/ide.general.xml
Pour trouver ce fichier selon votre OS, c'est par ici.
En ce qui me concerne, le fichier ressemble à ceci :
<application>
<component name="GeneralSettings">
<option name="confirmExit" value="false" />
<option name="confirmOpenNewProject2" value="1" />
<option name="showTipsOnStartup" value="false" />
</component>
</application>
Il faut simplement ajouter la lige suivante pour que le bloc ressemble à ceci :
<application>
<component name="GeneralSettings">
<option name="confirmExit" value="false" />
<option name="confirmOpenNewProject2" value="1" />
<option name="reopenLastProject" value="false" />
<option name="showTipsOnStartup" value="false" />
</component>
</application>
En attendant la correction qui va bien ...
Je relaie son post à propos de la trahison de la CFDT (financée en partie par l'UE) :
Attention : il est à redouter que le choix du gouvernement d’annoncer l’instauration d’un âge pivot à 64 ans ne soit qu’une mise en scène bien préparée ...
Si comme on peut le penser, le scénario est déjà écrit, cela permet à la CFDT de jouer les gros bras depuis hier en s’exclamant que « la ligne rouge a été franchie ». Puis le gouvernement reculera la semaine prochaine sur cette question afin que la CFDT rentre à la niche, pour casser la dynamique du mouvement.
Il ne faut rien attendre des institutions soutenues par le gouvernement ou l'UE.
La suite dans le post ...
via mydjey
Une solution n'a de raison d'être que parce qu'il existe un problème à résoudre.
Autrement dit : pas de problème, pas de solution nécessaire.
Ici, la solution, c'est la fameuse réforme des retraites (exigée par la Commission Européenne #JEnRemetUneCouche)). Mais alors quel est le problème ? Eh bien le problème ... c'est qu'il n'y a pas de problème. Il faut donc l'inventer. Et pour ça, rien de plus facile : on ajoute des contraintes, on resserre les boulons, on fait des hypothèses.
Je vous laisse écouter Aurore Lalucq, qui résume ça très bien en 3 minutes.
PS : si vous faites attention, vous observerez que cette brave dame est ... eurodéputée. Elle aura donc beau s'époumoner tant qu'elle voudra sur l'inutilité de cette réforme, jamais elle ne vous dira que c'est la Commission Européenne (grâce à l'article 121 du TFUE) qui demande cette réforme. Elle préférera plutôt accuser Macron et son gouvernement (qui sont des exécutants, et non des têtes pensantes).
Merci @antichesse pour le lien
Comment configurer le plugin surefire pour faire en sorte que les tests java ne s'exécutent pas.
Supprimer une branche en local :
git branch -D maBranche
Supprimer une branche distante :
git push alias-du-repo-distant --delete maBranche
La reine n'a pas apprécié la prestation de son fils à la télévision : l'interview sur son implication dans l'affaire de pédophilie le liant à Jeffrey Epstein n'aurait pas plus mal se passer. Résultat : pas de fête d'anniversaire ! Et toc !
Comme le dit l'auteur, c'est sûr que ça lui servira de leçon au cas où il ait envie de recommencer.
La chaîne Le Sense Of Wonder fait des vidéos super que je recommande : qualité, contenu, animations. Tout est bien !
Vous l'attentiez tous. Le voilà.
Ingrédients :
Préparation :
Cuisson :
Richard Taillet nous parle de son parcours personnel en programmation, de ce qui l'a fait s'y intéresser, et de l'usage qu'il en fait actuellement.