Un point de vue intéressant.
Quand la France aura décidé de sortir de l'Union Européenne, il est peu probable que les autres pays s'y opposent.
Cependant ce sont les instances de l'UE qui risquent probablement de faire tout ce qu'elles peuvent en mettant tous ses affidés à contribution pour empêcher que la France sorte de l'Union Européenne. L'UE n'a aucun intérêt à ce que les négociations de sortie se passent bien. Au contraire, les partisans de l'intégration supra-nationale et du transfert des souveraineté vers l'UE feront tout pour empêcher les sorties concertées.
L'auteur évoque notamment l'UPR en parlant d'un "Frexit heureux par la magie du droit". Le calvaire des négociations du Brexit est un exemple de la mauvaise foi de l'UE et de son manque de volonté d'aboutir à un consensus acceptable pour les deux parties.
Cependant, outre la solution juridique, il n'est fait mention d'aucune alternative. On pourrait, par exemple, sortir du jour au lendemain sans demander l'avis de personne. Les négociations relatives aux traités passés dans le cadre de l'UE se feraient alors de façon bilatérales ou multilatérales avec les Etats concernés, au cas par cas.
A l'heure actuelle, le seul parti politique en France qui propose le frexit est l'UPR (alors que tous les autres proposent de "changer l'europe", ce qui est impossible). La solution de l'article 50 n'est peut-être pas la meilleure, et l'UPR n'est pas parfait à 100%. Mais vu la difficulté qu'à l'UPR à se faire entendre et à passer dans les média en proposant une solution juridique, je mets au défi quiconque de proposer une sortie dure (sans négociation) et de rassembler autant de gens.
Le principal étant, à mon avis, que la sortie de l'Union Européenne (d'une façon ou d'une autre) fasse son chemin dans les esprits et parvienne à convaincre le plus grand nombre de son absolue nécessité.
Bruno Le Maire est en colère contre la Commission Européenne. En effet, celle-ci émet des doutes quant au bien-fondé de la fusion Siemens-Alstom.
Certains pays (comme les Pays-Bas, le Danemark et d'autres) considèrent que la constitution d'un géant européen nuirait à la concurrence car il aurait de facto un quasi-monopole de production de trains, et nuirait à leurs propres entreprises nationales.
Mais pour Bruno Le Maire (le gentil toutou de Macron, lui-même tenu en laisse par la Commission Européenne et ses GOPE), il faut absolument faire cette fusion. Fusion qui laissera Siemens (entreprise allemande) ultra-majoritaire dans les prises de décisions du groupe, soit dit en passant. Les actionnaires d'Alstom ne seront pas non plus oubliés, car les actions ont presque doublé de valeur en deux ans.
Bref. Comme d'habitude, les grands baisés de l'histoire sont encore les salariés, qui sont en passe de connaître des plans de licenciements suite à cette fusion. Ainsi que la France, qui perd un fleuron industriel leader mondial dans son domaine.
On dépouille le pays de ses atouts, mais ça ne va pas encore assez vite. Il faut accélérer !
La traîtrise élevée au rang d'art ...
Le point sur la réalité des mesures annoncées par Macron lors de son allocution du lundi 10 décembre.
En résumé :
Mais j'ai gardé le meilleur pour la fin. En effet, ces mesures vont faire passer le budget de la France au dessus des 3% de déficit imposés par l'Union Européenne. Ce qui signifie que la Commission Européenne viendra mettre son grain de sel au printemps dans le budget français, et pourra très bien le retoquer en demandant l'annulation pure et simple des mesures évoquées.
Alors, heureux ?
La commission européenne fait de plus en plus pression sur la Suisse, afin de la contraindre quant aux choix de société qu'elle effectue. C'est du chantage pure et simple.
Dernièrement, les Suisse devaient se prononcer par référendum et dire s'ils acceptaient ou non que leur constitution soit considérée comme prévalent sur le droit international. Je rappelle que c'est la situation en vigueur en Allemagne, et c'est un cas unique en Europe.
Suite à des pressions de toutes sortes, et notamment des grandes entreprises suisses, qui craignaient d'être écartées de l'accès au marché commun, les suisses ont donc voté non en majorité à cette votation.
L'article cite d'autres exemples. Et la seule raison qui fait que la Suisse n'est pas encore totalement à la merci de l'UE, c'est leur système de démocratie directe avec votations, qui fait que les parlementaires ne peuvent pas prendre de décisions contre l'avis du peuple.
Sans ça, cela ferait bien longtemps que les Suisses se seraient fait escroqués de leur souveraineté comme nous.
L'Allemagne revient à la charge en redemandant à la France de donner son siège permanent à l'ONU à l'Union Européenne. Quand l'Allemagne possédera toute l'Europe, elle aura réussi avec un petit délai et de façon subreptice, là où elle avait échouée avec Hitler par la force. Et tous ça avec l'aide active des traîtres qui sont aux commandes en France.
Un débat animé au sujet du Brexit et de l'Union Européenne plus généralement. Les européistes sont vite dépassés par les arguments de poids avancés par les eurolucides.
J'ai regardé quelques uns des débats de Taddeï, et ils sont d'une qualité introuvable sur les autres chaînes.
Après la taxe sur les GAFA, voici un nouvel exemple qui illustre l'impossibilité structurelle de changer quoi que ce soit au sein de l'Union Européenne.
Alors que Macron tente désespérément d'obtenir une victoire quelle qu'elle soit, ses propositions concernant l'Union Européenne font systématiquement un flop. Il s'agit ici de sa proposition d'armée européenne :
Ils ne seront sûrement pas les seuls. En effet, on peut s'attendre à ce que la Pologne et plus généralement les pays d'Europe de l'est marquent également leur attachement à l'OTAN.
Bref. Des histoires différentes, des intérêts différents. Et dire qu'il y en a qui s'étonnent encore que l'UE marche de travers.
La France veut mettre en place une taxe européenne sur les GAFA (Google, Amazon ...), qui se monterait à 3% du chiffre d'affaires, et toucherait les entreprises réalisant un chiffre d'affaires mondial supérieur à 750 millions d'euros et un chiffre d'affaires européen supérieur à 50 millions d'euros.
cette taxe a été conçue pour les grandes entreprises très rentables, mais elle «aura un impact disproportionné sur les entreprises européennes» et qu’elle «priverait ces mêmes entreprises d'une source essentielle de capital à réinvestir dans leur croissance».
Ça ne choque personne que Le Maire parle d'une taxe européenne ? Européenne ! Une taxe qu'aucune représentation nationale n'aurait voté, et qui donc ne représenterait personne ? Je ne cherche pas à défendre les intérêts des GAFA (ils n'ont pas besoin de moi pour ça). Mais comment pourrais-je cautionner l'établissement d'un impôt qui n'a pas été voté par la représentation nationale ? Comment m'assurer que l'argent de cet impôt va être utilisé à bon escient ?
Cette taxe ne passera jamais car :
Un pays va tirer (encore) son épingle du jeu. Il s'agit du Royaume-Uni. En effet, étant donné son imminente sortie de l'Union Européenne, le Royaume-Uni n'a plus a subir les intérêts divergents des autres pays. Il va donc pouvoir mettre en place sa propre taxe sur les GAFA sans demander l'avis de personne, juste parce que cela sert ses intérêts nationaux.
Le deuxième effet kiss kool ? Cette taxe ne sera pas de 3% comme le souhaite la France au niveau européen, mais de 2%. Ce qui leur permettra de conserver les entreprises sur leur sol, et d'attirer les autres par la même occasion, même si la taxe européenne venait miraculeusement à passer.
Oui, être une nation souveraine, ça a des avantages tangibles. Le Royaume-Uni peut se réjouir se s'être libéré du carcan européen, et peut maintenant tirer avantage de l'impossibilité structurelle de changer l'Europe.
A bon entendeur.
Où l'on apprend que l'euro est une côte mal taillée entre des monnaies fortes et des monnaies faibles. L'euro est trop bon marché pour l'économie allemande et trop cher pour l'économie italienne (et française, soit dit en passant !).
Le ministère des finances États-unien a récemment sorti un rapport disant que la Chine n'est pas un manipulateur de valeur. C'est à dire que la Chine ne manipule pas arbitrairement le taux de change externe de sa monnaie. Ce serait pourtant son droit le plus stricte si elle souhaitait le faire, étant donné le lien très étroit qui existe entre le cours d'une monnaie et les exportations. Mais ce serait considéré comme une très mauvaise chose par les ultra-libéraux États-uniens.
Cependant, la Chine a été placée sous observation en même temps que cinq autres pays : le Japon, la Corée du Sud, l'Inde, la Suisse et ... l'Allemagne ! En effet, grâce à l'euro pas cher, l'Allemagne détient le plus gros excédent commercial au monde (329 milliards d'euros), et en particulier 67 milliards d'euro d'excédent avec les Etats-Unis.
Et les Etats-Unis détestent l'idée qu'un pays leur vende plus qu'il n'achète. Donc il faut bien comprendre : l'Allemagne dégage des excédents tellement énormes, que la seule explication envisageable est qu'elle manipule le cours de sa monnaie. Ce qui est vrai d'une certaine façon, grâce au fait que structurellement, l'euro a une valeur située entre celle du Deutschemark et celle de la Lire. Il est donc moins cher que le Deutschemark et plus cher que la Lire.
Comment résoudre ce problème ?
Comme il est dit dans l'article, l'euro est sous-évalué de 11% pour l'Allemagne, et est surévalué de 9% pour l'Italie. En général, pour ajuster le cours d'une monnaie, la banque centrale du pays joue sur les taux d'intérêts ou intervient directement en changeant la valeur de la monnaie.
Mais dans le cas de l'euro :
Quoi qu'elle fasse, la BCE ne pourra contenter l'un des deux pays qu'en mécontentant l'autre.
De plus, quand on regarde la différence de taux entre les bons du trésor à 10 ans de l'Allemagne et de l'Italie, elle n'a fait qu'augmenter ces derniers mois. Alors que techniquement ce taux devrait être le même, étant donné que ces deux pays partagent la même monnaie. Mais le 10-ans italiens a un taux 3.3% plus élevé que l'allemand. Pourquoi ça ? Tous simplement parce que les banques facturent un risque de défaut, c'est à dire qu'elles facturent le risque que l'Italie ne paie pas ses dettes.
Pour savoir de quelle dette il s'agit, il faut se tourner vers le solde TRAGET2 de la balance des paiements courants au sein de la zone euro. Et actuellement, le plus gros créditeur est l'Allemagne, avec 912.4 milliards d'euros de crédit (vous avez bien lu). Vous devinez quel pays est le plus gros débiteur ? L'Italie, avec 389.1 milliards d'euros de débit.
Comme il a été rappelé par la BCE il y a quelques années, si un pays devait quitter la zone euro, il devrait s'acquitter de ses dettes TARGET2 en totalité. Dans le cas de l'Italie, on parle donc de régler une somme de 389.1 milliards d'euros, ce qui correspond à environ 20% de son PIB annuel.
Autant dire que ça n'arrivera jamais.
C'est pour cette raison que les banques appliquent un taux aux 10-ans italiens plus élevé que pour les allemands. Parce qu'elle intègrent la possibilité que l'Italie sorte de l'euro.
Les italiens (ceux qui ont un intérêt à le faire), transfèrent en masse leur argent soit en Allemagne (en prévision du fait que si l'euro explose, la Lire perdra entre 20 et 30%, le Deutschemark gagnera entre 10 et 15%) soit en Suisse italienne.D'ailleurs, rien qu'au cours du seul mois d'août de cette année, le solde TRAGET2 de l'Italie a augmenté de 21.4 milliards.
Les vices de constructions de l'UE apparaissent à nouveau comme insolubles :
L'auteur conclut en exhortant ses lecteurs à retirer leurs avoirs d'Italie au plus vite, avant que celle-ci sorte de l'euro, comme tous les indicateurs semblent le montrer un peu plus chaque jour.
En résumé, cet article est un condensé, certes assez technique, des analyses tenues par Asselineau depuis des années, au sujet de l'inévitable explosion de la zone euro, et du danger mortel à y rester. La France (et les gens qui y vivent) souffre tous les jours un peu plus de son appartenance à l'Union Européenne. Que doît-il se passer pour que les gens agissent ?
Je le signalais déjà ici il y a quelques mois. Il semble que la demande soit plus insistante de la part de l'Allemagne.
Comme le fait remarquer l'ambassadeur de France aux Etats-Unis, le siège de membre permanent de la France au conseil de sécurité fait partie de la charte fondatrice de l'ONU (article 23, paragraphe 1, alinéa 1). Il faudrait donc modifier la charte pour rendre le siège européen. Mais cela arrêtera-t-il notre président de la république ? Rien n'est moins sûr.
Par 39 voix contre 7, les députés ont donc autorisé l’Etat à procéder à la vente au privé de tout ou partie des actifs qu’il détient dans Groupe ADP, soit 50,63 % des parts représentant quelque 9,5 milliards d’euros. L’Etat était jusqu’alors tenu par la loi de conserver la majorité des parts de l’entreprise aéroportuaire.
[...]
Les députés ont ensuite voté, par 48 voix contre 12, l’article du projet de loi qui permet le transfert au privé de la majorité du capital de la FDJ
Une mise en pratique très concrète des grandes orientations de politiques économiques décidées par la Commission Européenne. Ça donne déjà envie de vomir. Mais le coup de grâce vient de ce que moins de 10% des députés ont entérinés ces privatisations.
Les Etats Unis veulent conquérir et contrôler le monde. Et ce n'est pas une lubie sortie de l'esprit d'un illuminé paranoïaque. Il s'agit d'un aveu à peine masqué de l'assistant du secrétaire d'État pour l'Europe et l'Eurasie, Wess Mitchell. Dans son discours devant le Sénat américain, celui-ci dit très clairement qu'il faut punir la Russie car elle empêche les Etats Unis d'établir sa suprématie sur le monde.
Quelle insolence de la part de cet état (et de la Chine son allié) de se mettre en travers du chemin du leader du Monde Libre (comme les Etats Unis aiment s'auto-qualifier). La guerre, qu'elle soit technologique, hybride, ou culturelle est la seule façon de faire rentrer dans le rang ces pays voyous (ie qui refusent de plier le genou), à l'image des pays de l'UE, si complaisants à l'égard de l'oncle Sam.
Mitchell prétend même, le plus sérieusement du monde, que la politique étrangère agressive des États-Unis qui dure depuis des décennies, est de la faute pleine et entière de la Russie.
Bref. En ce qui nous concerne, tant que nous serons enchaînés à l'Union européenne, notre avenir sera décidé par d'autres. Il reste deux forces ayant un poids géopolitique de niveau mondial : la Russie et la Chine. Les Etats Unis feront tout pour les annihiler (je pèse mes mots), et la bataille d'influence a déjà commencé.
Le modèle universaliste français me plaît quand même bien plus que ceux cités plus haut. J'ai toujours l'espoir d'une troisième voix, celle de la France. Mais pour ça, il faut un minimum de bonne volonté.
#FREXIT
Et voilà. Le droit de citation est officiellement enterré. Le simple fait de citer quelques mots accompagnés d'un lien vers un contenu peut vous amener à devoir payer des royalties à qui de droit.
Notre cher président s'en réjoui :
Aujourd’hui se joue un combat fondamental pour le droit d’auteur : protéger la création et l’information, c’est assurer notre liberté et défendre notre modèle.
Mais eh ! Heureusement qu'on a l'Union Européenne ! Qu'est-ce qu'on deviendrait sans cette glorieuse institution qui distille la paix et l'harmonie ! Ça tombe bien, les élections européennes arrivent l'an prochain. Choisissons les artisans de notre bonheur pour les cinq prochaines années.
Je vous laisse, je vais aller vomir.
Vue de l'intérieur, la diplomatie française est en pleine déliquescence. Les coupes budgétaires incessantes subies par le Quai d'Orsay ramènent progressivement la France au niveau d'un état totalement transparent et inaudible sur la scène internationale. Des siècles de rayonnement réduits en poussière par la volonté de quelques parasites dont le seul bonheur semble être de détruire méthodiquement tous les atouts du pays.
Dois-je rappeler qu'au même titre que les services publics, la langue française ou les conquis sociaux (qui incluent la sécurité sociale), la diplomatie française est un bien collectifs qui nous appartient à tous.
Quelle déchéance d'en arriver à brader à ce point les atouts de la France. Et tout ça pour quoi?
Morceaux choisi :
En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années. Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d'impôts pour les classes moyennes. Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.
Paradoxe très européen : les deux défenseurs les plus zélés de la doctrine économique de Bruxelles, Berlin et Paris, sont loin d'être les mieux placés pour indiquer la voie. Avec une croissance qui ralentit, une consommation en baisse et des investissements moindres au premier trimestre 2018, la France et l'Allemagne pourraient se montrer moins sûres d'elles. Et pourtant, le modèle allemand jouit toujours d'une publicité exceptionnelle partout en Europe et Emmanuel Macron envisage plus que jamais de prendre le leadership d'une UE 2.0.
C'est sûrement un coup des russes là aussi pour saper les fondements de l'Union Européenne.
La nature a horreur du vide. Cela se vérifie depuis quelques années déjà en Afrique. Les anciennes puissances coloniales ont, pour l’essentiel, déserté le continent.
[...]
Disposant désormais d’une base militaire permanente à Djibouti, ancienne chasse gardée française, aux côtés de l’armée américaine, la Chine est en train, peu à peu de se tailler un Empire. Un Empire commercial, financier, agricole, conquis sans déploiement de troupes, sans effusion de sang. Un Empire post-moderne en somme.
Mais il n’est pas certain que les Africains aient lieu de se réjouir de cette douce emprise. Car les Chinois suscitent déjà de fortes réactions de rejet en Algérie, en Afrique de l’Ouest. Aussi peu respectueux de l’environnement que des populations locales, ils s’imposent, avec le soutien des élites locales. La Françafrique est morte, ou moribonde. La Chinafrique ne sera pas nécessairement plus vertueuse, ni plus émancipatrice.
Asselineau en parle depuis plusieurs années dans ses conférences. Il va vraiment falloir comprendre que l'Union Européenne et ses contraintes géopolitiques sont un poison mortel pour la France. Un jour pas si lointain, on se retrouvera vraiment à poil, et il sera trop tard pour remédier aux méfaits commis ces dernières décennies. On n'aura plus d'amis nulle part. Et nous seront les nouveaux clochards du monde.
En voilà une bonne nouvelle (pour le Royaume-Uni en tout cas) !
Et cependant on peut sentir la frustration de l'auteur de l'article (même s'il se lit en moins d'une minute). La frustration menant au mensonge. Par exemple avec le chapô de l'article :
Theresa May, qui avait réussi à faire voter la loi au Parlement britannique la semaine dernière, doit maintenant trouver un accord avec Bruxelles sur les conditions de cette sortie.
C'est faux bien entendu !
Theresa May ne doit pas trouver un accord avec l'UE avant Octobre. C'est même précisément l'inverse. Puisque l'article 50 alinéa 2 du TFUE stipule que les traités cessent d'être applicables deux ans maximum après la notification de retrait de l'Union.
Mais bon, c'est France Info. La propagande ça les connaît.
Bref, le RU sort donc de l'UE le 29 mars 2019 !
Asselineau en parle depuis plusieurs années dans ses conférences : ça y est, c'est fait! La proposition est faîte publiquement de faire en sorte que la France partage son siège de membre permanent au conseil de sécurité de l'ONU. Et puis d'ici quelques années, on officialisera le fait que ce siège n'appartient plus à la France, mais à l'Union Européenne, donc de facto à l'Allemagne (pays ayant l'économie la plus forte de la zone euro).
Et notre larbin de président va encore vendre les bijoux de famille pour une misère, afin d'appuyer ses rêves chimériques d'Union Européenne.
Intervention courte de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) dont il dirige le journal mensuel Initiative Communiste.
Son analyse rejoint celle de l'UPR au point qu'on se demande s'il n'a pas adhéré!
Oyez, oyez !
Les GOPE 2018 sont arrivées ! Etant donné que le document contient sept pages de considérants pour une seule page utile, je recopie ci-après les pasages pertinents :
RECOMMANDATION DU CONSEIL
concernant le programme national de réforme de la France pour 2018 et portant avis du Conseil sur le programme de stabilité de la France pour 2018
LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 121, paragraphe 2, et son article 148, paragraphe 4,
[...]
RECOMMANDE que la France s’attache, sur la période 2018 - 2019 :
à veiller à ce que le taux de croissance nominale des dépenses publiques primaires nettes ne dépasse pas 1,4% en 2019, ce qui correspondrait à un ajustement structurel annuel de 0,6% du PIB;
à utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio d’endettement public;
à réduire les dépenses en 2018 et à pleinement préciser les objectifs et les nouvelles mesures nécessaires dans le contexte de l’Action publique 2022, afin qu'ils se traduisent en mesures concrètes de réduction des dépenses et de gain d’efficience dans le budget 2019;
à uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite pour renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes;
à poursuivre les réformes du système d’enseignement et de formation professionnels, à renforcer son adéquation aux besoins du marché du travail et à améliorer l’accès à la formation, en particulier des travailleurs peu qualifiés et des demandeurs d’emploi;
à favoriser l’égalité des chances et l’accès au marché du travail, notamment pour les personnes issues de l’immigration et les habitants des quartiers défavorisés;
à garantir la compatibilité des évolutions du salaire minimal avec la création d'emplois et la compétitivité;
à simplifier le système fiscal, en limitant le recours aux dépenses fiscales, en supprimant les impôts inefficaces et en réduisant les impôts sur la production prélevés sur les entreprises;
à réduire la charge réglementaire et administrative afin de renforcer la concurrence dans le secteur des services et de favoriser la croissance des entreprises;
à intensifier les efforts déployés pour accroître les performances du système d'innovation, notamment en améliorant l’efficience des dispositifs de soutien public et en renforçant le transfert des connaissances entre les instituts publics de recherche et les entreprises.
Vous vouliez de l'Union Européenne ? Vous allez en bouffer pendant encore un paquet d'années ! Sauf miracle...
154 professeurs d'économie allemands signent un appel dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, et appellent à l'ajout dans les traités européens d'une clause de sortie de l'euro.
Le monstre européen prend un sérieux coup dans l'aile. Et c'est sans compter sur la situation inédite en Italie.
Je cite l'article :
"[...] c’est la dépense publique qui fait l’efficacité d’un système ferroviaire : aucun système ne peut être performant s’il n’est pas associé à un haut niveau de dépense publique."
"Le gouvernement sait ce qu'il devrait faire - au lieu de faire ce qu'il fait. Mais il est vrai que réformer le statut des cheminots ne coûte rien, tandis qu'investir..."
Très bon constat, même si l'auteur ne parle malheureusement pas de la responsabilité de l'UE en ce qui concerne la privatisation de la SNCF.
La propagande officielle nous bassine avec les droits supposément surabondants des cheminots.
Les principaux syndicats organisent un calendrier de grève pour ne pas trop gêner les usagers (il ne faudrait quand même pas que le mouvement de grève soit trop pénalisant après tout).
Mais comme le dit SudRail: "[on] ne propose pas une grille de loto comme plan de bataille".
Malheureusement, bien que ne faisant pas partie de la Confédération Européenne des Syndicats, le syndicat SUD refuse toujours de désigner la vraie origine de la privatisation des services publics, et en particulier de la SNCF: "En espérant pouvoir avancer unitairement dans la construction de ce mouvement reconductible et l’élargir pour obliger le gouvernement à retirer son pacte ferroviaire."
On peut d'ors et déjà deviner la suite des évènements:
Et encore une fois, personne (ou presque) n'aura expliqué aux grévistes que cette privatisation vient des traités européens, et en particulier de l'article 106.
Bref, les gens qui votent pour que la France reste dans l'UE, et en même temps © qui gueulent parce que la loi du fric et de l'individualisme l'emporte de plus en plus, devraient arrêter de vouloir tout et son contraire.
Le scandale de la privatisation rampante de la SNCF résumé dans cet article.
Il y a vraiment de quoi devenir hargneux. Surtout quand on se rappelle qu'il s'agit d'une conséquence directe des Grandes Orientations de Politique Economique (GOPE) dictées par l'Union Européenne à la France chaque année.
Pour le plaisir de pouvoir dire je vous l'avais dit !.
Pour les 15 ans du traité de Maastricht, ce petit micro-trottoir vous fera désespérer du genre humain (si ce n'est pas déjà fait).Ca vaut ce que ça vaut, mais il s'agit du genre de réaction typique rencontrée lorsque le sujet de l'Union Européenne est évoqué.
Et en bonus, cette petite vidéo faisant un parallèle entre les déclarations de François Asselineau au sujet des GOPE, et leur mise en oeuvre...
#UPR #FREXIT
J'ai déjà entendu dire que la Grèce servait de test grandeur nature afin de connaître les limites humainement supportables par une population avant que celle-ci ne se révolte ou ne meurt.
Quand la torture morale et l'humiliation sont infligées avec une telle ferveur à un pays avec lequel nous sommes sensé être en "Union", en "Paix", que croyez-vous que puisse être l'issue?
L'Union Européenne et le FMI sont en train d'achever ce qui reste de l'Etat grec et de son peuple, et la France étant membre de l'UE, nous sommes tous complices de cette monstruosité.
Mais il ne faudrait pas trop l'ébruiter quand même, dès fois que le "rêve européen" prenne du plomb dans l'aile.
Même s'il s'agit de déclarations éminemment électoralistes de la part de Martin Schultz dans un contexte de crise gouvernementale en Allemagne, son annonce fait malgré tout partie d'un processus visant à faire accepter à la population (Allemande mais aussi des autres pays de l'UE) l'inéluctabilité de:
Il est vraiment temps de fournir des pilules rouges par camions.
#UPR
#Frexit
La liste des codes postaux de France et d'Outre-Mer au format CSV.
Pour télécharger le fichier, il faut cliquer sur "Base officielle des codes postaux" (Dernière modification le mardi 28 mars 2017).
Attention:
Pour ceux qui comme moi l'ignoraient, il existe un marché des PV.
J'avais déjà relevé il y a quelques semaines la privatisation du ramassage des ordures dans certaines agglomérations (Nantes en particulier).
Maintenant, c'est la ville de Paris qui délègue au privé la gestion des PV! Les deux entreprises mettront en service des véhicules dotés de systèmes de lecture automatique de plaques minéralogiques. Les scooters parcourront les rues afin de repérer les "voitures ventouses" qui squattent des places pendant des lustres.
Le rendement sera le maître mot:
A noter qu'une des deux entreprises retenues, Streeteo, est une filiale d'Indigo, anciennement Vinci-Park, filiale de Vinci. La même Vinci qui a repris la gestion des autoroutes sous Sarkozy premier.
J'imagine que dans peu de temps nous aurons tous une carte de fidélité Vinci, avec des offres du genre:
"Pour 600 km d'autoroute payante parcourus, votre PV à moitié prix! Profitez-en!"
L'ombre de l'Union Européenne et des GOPE se fait sentir de plus en plus...
#Frexit
Vous les vouliez? Vous les attendiez? Vous les aurez!
Tout est dans le titre.
Vous vous demandez pourquoi les manifestations (en particulier en France) ne débouchent jamais sur rien? C'est facile: l'Union Européenne finance elle-même les syndicats.
Comme dit dans l'article: "Qui paye les musiciens choisit la musique".
Histoire de varier les sources en citant quelqu'un d'autre qu'Asselineau, je cite cette fois le PRCF lui-même.
Si vous voulez avoir la larme à l'oeil, lisez cet article. C'est vraiment pathétique. La troïka dépèce la Grèce tranquillement, au vu et au su du monde entier, et tout le monde s'en fout.
Vu les chiffres annoncés, il faut être honnête: soutenir l'Union Européenne, ce n'est pas être de gauche. Bien au contraire. A bon entendeur.
Il s'agit de la destruction méthodique d'un pays la plus ignoble qui soit. Et quand je parle du pays, je parle bien sûr avant tout de ses habitants. Ce pays multimillénaire disparaît sous nos yeux, aspiré par le cyclone de la colonisation financière moderne.
Et tout ça pour quoi? Pour sauver l'euro? Pour sauver ce grand projet démocratique et solidaire qu'est l'Union Européenne?
Merkel qui défend les intérêts de l'Allemagne? Mais quelle égoïste! Quelle anti-européenne!
Si seulement Sarkozi et Hollande avaient pu prévenir Macron (et ses électeurs).
Petit clin d'oeil pour signaler, une fois de plus, la transformation voire le travestissement pur et simple de la langue française.
Désormais, on ne parle plus de plan social, ni encore moins de licenciement massif. Non. On dit "Plan de Sauvegarde de l'Emploi".
#LangueDeBois #FranckLepage
Donc l'usine Whirlpool va fermer malgré tout. Macron avait d'ailleurs dit qu'il n'était pas là pour sauver leurs 300 emplois. Un chiffre anecdotique selon l’inénarrable Jacques Attali.
Aurait-il voulu les sauver qu'il n'en eût pas le droit (article 63 du TFUE).
#RetourALaRealite
#FREXIT
Ca fait quand même mal de se dire que seuls 18% des Français ont choisi Macron, et que 100% vont devoir le supporter PENDANT 5 ANS!
Une mise au point de Jacques Sapir.
A sortir à tous les prophètes de l'apocalypse...
Merci Le Monde!
Je reprends ici le chapo de l'article, qui à lui seul résume bien l'ambiance anti-démocratique qui règne au sein de l'UE:
"Faute d’entente entre les Etats membres, la Commission devra décider si elle autorise la culture de deux nouvelles variétés de maïs transgéniques sur le sol européen."
Je rappelle que les membres de la Commission Européenne ne sont élus par personne.
Autrement dit, quand les 28 locataires d'un immeuble n'arrivent pas à se mettre d'accord sur la couleur de la cage d'escalier, c'est le syndic qui tranche.
L'article rappelle à de nombreuses reprises qu'un accord à ce sujet entre les pays de l'UE est impossible.
Un article court mais qui résume bien la situation à la veille des élections présidentielles françaises.
Court extrait:
"En période électorale, il est souvent question de « réorienter » l’Union européenne. Le dessein est louable, mais autant être instruit par... l’expérience. Elle permet d’identifier ceux sur qui mieux vaudrait ne pas compter. Afin de s’épargner une nouvelle désillusion sur un front dont pourtant presque tout le reste dépend."
Tout est là.
Je rappelle que pour "réorienter" l'UE (ou "changer" l'UE), il faut l'unanimité des 28 pays membres afin de modifier les traités (TFUE et TUE). Sans compter la ratification de ces changements par les 28 gouvernements.
Je rappelle qu'une grosse partie du droit applicable en France vient directement des bureaux de la commission européenne.
C'est à ça que fait référence Halimi. Si un candidat vous parle de son programme, il faut en premier lieu regarder sa stratégie par rapport à l'UE. S'il veut y rester (Hamon, Fillon, Le Pen), la changer, la modifier, la scinder en deux (façon Mélenchon), ou même la renforcer (Macron), alors rien ne changera.
RIEN!